Selon le quotidien “Les Échos” du 23 février, la Sacem vient d’assigner Universal Music pour son service de téléchargement de musique en ligne e-Compil.
Pour ce service lancé depuis la fin de l’année 2001, Universal n’a toujours pas déboursé un seul centime à la Sacem.
«Universal, devrait théoriquement reverser 12% du prix de vente (avec un minimum de 8%) hors taxes sur chaque téléchargement. Mais ses dirigeants estiment que ce tarif est “extraordinairement élevé” par rapport aux royalties classiques sur un support normal (CD).»
La réponse d’Universal a estimé que cette assignation était “absurde” et était le signe d’une “position dominante inacceptable”. Et ils savent de quoi ils parlent ces gens là !
Mais cette affaire peut être rapprochée à un autre litige qui opposait Sacem et Universal Music : Balanceleson. Un site (mort depuis) lancé par la major avec pour objectif de diffuser des MP3 de jeunes artistes inconnus ou presque. Jamais la société n’a payé de droit d’auteur à la SACEM pour les oeuvres qui y étaient diffusées. Lisez les infos sur l’ex-transfert (RIP).
Et pourtant, n’est pas le président d’Universal lui-même qui annonçait ceci :
«…Il est normal de payer les droits sur la musique. Ceux qui n’ont pas prévu cet aspect dans leur “business model” n’ont qu’à fermer leur porte. On a l’impression que le fait de diffuser de la musique sur Internet, c’est gratuit. Non, il faut payer la musique…»
Preuve est fait, que les discours de certains ne correspondent pas forcément à leurs actes. Bravo Universal !
—–




