Je possède des dizaines de BD. Ma bibliothèque commence à lacher sous le poids de tous ces livres. La bande dessinée me guide depuis ma plus jeune et tendre enfance et mes premiers numéros de Pif gadget. Bref, pour vous dire que j’ai lu des dizaines d’auteurs, des centaines de BD et je pense donc être capable de discerner un chef d’oeuvre et un véritable artiste quand j’en vois un.
Manu Larcenet est de ceux-là. C’est une brutas du crayon à papier, un maestro du 9ème art. Non pas qu’il ne fait que des trucs bien, non, non, non (et puis qui peut se dire être exempt de défaut et ne réaliser que des chefs d’oeuvre ?) mais il n’empèche que ce type a écrit l’oeuvre culturelle (tous médias confondus) qui m’a le plus ému jusqu’à maintenant. C’est la plus grosse baffe de ma vie. Cette oeuvre c’est “Le combat ordinaire“.
Oui je sais, c’est banal, tous le monde aime “Le combat ordinaire”. C’est un peu comme dire que son film préféré est Amélie Poulain, ce n’est pas original pour 2 cents d’euros. Et bien je m’en fous parce que je suis Manu depuis qu’il est petit (quelques pages dans Fluide Glacial), et donc bien avant qu’il passe sur France Inter. Non mais…
J’écris ce billet simplement parce que c’est la troisième fois que je relis le tome 1 et que ça me fait toujours quelque chose.
Et comme en plus il écoute un peu les mêmes groupes que moi (comme Suicidal Tendencies), je me sens proche, quelque part, de cet auteur (et rien à voir avec le fait qu’il est né le même jour que moi).
Par contre, j’ai été faire un saut sur son blog aujourd’hui et il annonce que c’est très bien parti pour le quatrième et dernier tome de la série. J’en suis tout ému. J’en trépigne même sur place….
Note du 9 juin 2007 : Larcenet a changé d’adresse pour son blog : http://manularcenet.canalblog.com/





